Indicateur 9 : Femme, Paix et Sécurité

Femme et défis sécuritaires : implication, positionnement, contributions

Le rôle de la femme dans la consolidation de la paix apparait alors crucial afin de résoudre les défis sécuritaires du Sahel. Les femmes jouent le rôle de gardiennes de la culture et d’éducatrice auprès de leurs familles. Dans ce rôle, elles jouent un rôle clef pour la promotion de la culture de la paix par la déclaration de l’UNESCO à Zanzibar en 1999, Malgré des efforts, beaucoup restent à faire, surtout, en Afrique centrale. Les femmes sont au premier plan dans la prévention des conflits, elles sont plus que nécessaires pour la promotion du dialogue intergénérationnel et dans l’éducation à la citoyenneté des nouvelles générations. Les femmes tchadiennes, participent activement au processus du dialogue dans la transition. Elles sont présentes dans le Comité spécialisé dans recherche des politico-militaires (CST) et dans le Comité d’organisation du dialogue national inclusif (CODNI).

Présence des femmes au niveau des FDS

Les femmes sont moins nombreuses au sein des forces de défense et de sécurité au Tchad. Selon les données recueillies auprès du ministère de la Défense nationale, dans le corps de la Police nationale, on dénombre 1069 femmes dont 348 gradées et 721 non-gradées.  Parmi ces gradées, il y a 7 femmes colonels et plusieurs sous-officiers et commissaires de police.

La Gendarmerie nationale pour sa part compte 271 femmes, l’armée nationale 573 (dont une capitaine) et la garde nomade 48. Cette faible présence des femmes dans les FDS s’explique par les contraintes liées à ce métier, le faible engouement des femmes pour la vocation militaire et les pesanteurs socio-culturels qui contribuent à faire de certains métiers une spécialité masculine.

Présence des femmes dans missions de Paix

Le déploiement de la force européenne EUFOR en 2008 dans le cadre du maintien de la paix à l’Est du Tchad où sévissait le conflit du Darfour et celui de la RCA a vu une implication des femmes dans les différentes opérations entreprises. Ainsi, il y a eu le recrutement et la formation de 850 agents de la police et de la gendarmerie pour constituer le Détachement intégré de sécurité (DIS). Parmi ces agents, 250 femmes ont été recrutées et formées par la Mission des Nations Unies en Centrafrique et au Tchad (MINURCAT) (qui remplacé l’EUFOR) pour renforcer la sécurité des femmes et enfants à l’intérieur des camps de réfugiés. Le DIS est remplacé aujourd’hui par la Direction de la protection des réfugiés et humanitaires (DPRH).

Conformément à la Résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité, la MINURCAT s’est efforcée de promouvoir l’intégration d’une démarche soucieuse de l’égalité des sexes dans ses activités. Elle a également mis au point un document sur la politique et la stratégie à suivre en matière des sexes à l’intention du DIS, et un ensemble de directives visant à tenir compte des questions étroitement liées que sont l’égalité des sexes et la police de proximité dans toutes les activités de recrutement, de déploiement, de promotion, de déontologie et de discipline, et dans d’autres domaines ayant trait aux ressources humaines et au fonctionnement du DIS (ACHTA DJIBRINE SY, 2016).

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