Indicateur 7 : Prévention

Instance nationale en charge des droits humains et genre : approche, prise en charge de la problématique

Au Ghana, la loi comprend la Constitution, les lois du Parlement, les règles et les règlements créés par toute autorité ou personne agissant en vertu des pouvoirs conférés par la Constitution ou une loi du Parlement et la Common Law (définie comme incluant le droit coutumier). L’article 17 interdit la discrimination sur la base du sexe, de la race, de la religion, etc. avec une exception dans l’article 17(4)(a) qui stipule que : – « Aucune disposition du présent article n’empêchera le Parlement de prendre des mesures pour protéger les droits de l’homme ».

Rien dans cet article n’empêche le Parlement de promulguer des lois qui sont raisonnablement nécessaires pour assurer la mise en œuvre de politiques et de programmes visant à redresser les déséquilibres sociaux, économiques ou éducatifs dans la société ghanéenne.

Les principes directeurs de la politique de l’État (Chapitre 6 de la Constitution de 1992) stipulent à l’article 35 (5) et 35 (6) (b) que  « (5) l’État doit promouvoir activement l’intégration des peuples du Ghana et interdire la discrimination et les préjugés fondés sur le lieu d’origine, les circonstances de la naissance, l’origine ethnique, le sexe ou la religion, la croyance ou d’autres croyances ».

« (6) En vue de la réalisation des objectifs énoncés à la clause (5) du présent article, l’État prend les mesures appropriées pour atteindre un équilibre raisonnable entre les régions et les sexes dans le recrutement et la nomination à des fonctions publiques ».

En juin 2016, le gouvernement a approuvé le projet de loi sur l’action positive qui vise également à promouvoir une meilleure participation des femmes aux structures décisionnelles et à remédier aux déséquilibres entre les sexes dans divers secteurs.

Les citoyens, les organisations et le gouvernement sont tous désireux de s’assurer que les droits de chaque individu sont respectés.

Disponibilité de données sexo – spécifiques

Selon les statistiques disponibles au bureau régional d’Accra de l’unité de soutien aux victimes de violence domestique (DOVVSU), en août 2020, 31,9 % des femmes ghanéennes ont été confrontées à au moins une forme de violence domestique – physique, économique, psychologique, sociale ou sexuelle.

La raison en est que la plupart des filles et des femmes ont tendance à ne pas signaler (les agressions sexuelles), surtout les adultes. Elles ne le font tout simplement pas.

Présence des femmes dans les instances de prévention et de gestion de conflits

En 2011, le Ghana a créé un institut pour les femmes, la paix et la sécurité dans le but d’accroître la participation des femmes aux négociations de paix, aux activités de maintien de la paix et aux efforts de diplomatie préventive en Afrique. Cet institut a également été mis en place pour aider à gérer et à prévenir les conflits dans les différentes communautés. Il existe également un Plan d’action national (PAN) visant à construire des sociétés inclusives, sûres et pacifiques pour les femmes et les filles au Ghana, qui s’appuie sur les principes de la RCSNU 1325.

Le Plan d’action national doit encore être mis en œuvre et déployé par l’intermédiaire du grand public. Les femmes sont des acteurs clés de la prévention et de la gestion des conflits. Les femmes représentent la moitié de chaque communauté et devraient être activement impliquées dans la prévention et la gestion des conflits, car les tâches de consolidation de la paix sont très nombreuses.

Elles sont bien placées pour fournir des informations essentielles sur les activités qui conduisent à un conflit violent et ont également un fort instinct de protection de leurs enfants et de sécurité pour leur famille, leur communauté et leur pays en général. Il est donc nécessaire que les femmes soient des partenaires dans le processus de consolidation de la paix.

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