Indicateur 4 : Dynamiques organisationnelles, leadership et transition générationnelle

Organisations féminines, réseaux et plateformes de femmes : réalités, forces et faiblesses

Parmi les 2875 ONG dénombrées en 2017 et autorisées par le ministère de l’Intérieur, 55% sont dirigées par des femmes. Elles sont de plus en plus actives dans les secteurs sociaux et de l’environnement.

Nous pouvons en mentionner quelques :

  • Réseau des femmes parlementaires REFPAM
  • MAURI FEM

Il faut aussi indiquer qu’il y a beaucoup d’ONG locales et internationales de promotion des droits des femmes dont certaines sont assez actives et travaillent en étroite collaboration avec le MASEF.

Nous avons également les Femmes leaders paix et justice qui sont très actives et font parti du mouvement des OSC du mouvement du 4 Aout 2021

.

Existence de synergies

Il existe plusieurs organisations et mouvements dynamiques œuvrant de concert pour la défense des droits des femmes :

– Associations des femmes chefs de familles AFCF

– ADECIMAO

– Association Fondation Sahel

– Mouvement Al Ahraar

– Mouvement Gollal

– Mouvement Femmes leaders pour l’égalité et la justice

– Mouvement Kavana

– Parti Mauritanien pour la Défense de l’Environnement

– Mouvement Mauritanii Aftakhir

– Mouvement “Min jabaani”

– Mouvement Un pour tous, tous pour un

– Mouvement “Touche Pas Ma Nationalité

– Association mauritanienne des communicateurs traditionnels (AMCT)

– Sursaut Populaire Démocratique

Le Mouvement des femmes du 04 Aout 2021 (M4)  pour le moment défend 4 thématiques :

– la réforme scolaire

– la violence faites aux femmes/filles

– l’accès à la santé pour tous

– la cherté de vie (denrée de 1ère nécessité)

Il est ainsi noté l’existence d’une société civile dans le domaine du genre active mais souffrant d’importants déficits techniques, organisationnels et financiers.

Les perspectives :

  • Formations des adultes en continue et accompagnées de petits financements ou subventions pour exécuter les activités de leurs projets bien structures selon les principes SMART ET GAR
  • La société civile doit s’impliquer davantage dans des actions d’information, de sensibilisation et de formation sur la connaissance et l’exercice des droits des femmes, dont celui de participer à la vie publique ;
  • Élaborer et mettre en œuvre des campagnes de plaidoyer et de lobbying sur le genre en insistant surtout sur la sensibilisation des dirigeants des partis politiques, des leaders communautaires, des décideurs gouvernementaux et des nouvelles autorités législatives et municipales au niveau national et régional.

Leur force : c’est la présence massive des femmes et de leur prise de conscience certes il y’a beaucoup encore à faire dans ce sens.

Leur faiblesse : grand manque de pouvoir mieux se structurer pour un travail sur le terrain en termes de sensibilisation qui pourrait être positif mais fautes de moyens leur travail ne peut qu’être limité.

Leadership des femmes

La gouvernance locale est un élément fondamental dans la consolidation de la paix dans les espaces où les maigres ressources naturelles nécessitent une gestion parcimonieuse. Elle n’est pas suffisamment structurée. L’existence de comités régionaux devrait participer à la responsabilisation des communautés dans la gestion des affaires communes. Dans les régions, le niveau des regroupements est assez faible, ce qui ne facilite pas un dialogue intra-communautaire inclusif.

Outre les défis liés aux enjeux de la gouvernance, on a les difficultés de mise en œuvre d’une politique foncière efficace, des instruments juridiques y afférents adaptés au contexte socio-économique du monde rural et des espaces locaux de dialogues inclusifs et multi-acteurs. La cohésion sociale reste menacée par des perceptions d’exclusion et d’inégalité de chances.

Dans ce contexte de précarité structurelle, les femmes et les jeunes portent en plus le double fardeau de l’exclusion sociale et de l’inaccessibilité aux moyens d’existence.

En ce qui concerne les femmes, leur appartenance à une catégorie sociale ou ethnique est un premier niveau d’exclusion et leur statut de femme en rajoute dans l’exclusion à l’accès des moyens de production. Les règles sociales au sein de leurs propres communautés les positionnent comme force de production et non promotrice d’activité valorisante.  Ainsi, elles n’ont ni le contrôle ni le droit à l’utilisation des ressources.

La Mauritanie a déployé des politiques menant à l’habilitation des femmes dans tous les domaines de la vie nationale et leur permettant d’accéder à des postes de leadership, notamment au sein d’institutions législatives, judiciaires et exécutives, ainsi que dans les partis politiques, les organisations de la société civile, les forces militaires et de sécurité et les entreprises, des chefs de ménages temporaires pour plusieurs mois, portant un fardeau supplémentaire pour assurer la survie du ménage.

Processus en cours dont les actions sont déroulées par les réseaux des femmes parlementaires REFPAM

1/ Promouvoir des initiatives visant à renforcer et développer le leadership des femmes.

  • Mettre en œuvre des campagnes de plaidoyer sur le genre et les droits des femmes et filles
    • Lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles dans les régions Sud Gogol et Sud -Est Guidimagha; Nord Région des Nouadhibou et Tirsi Zemours et l’Est  pour les deux Hodhs et Assaba

2/ Ambassadrices de la paix 25 formées par le Bureau de la coordination du SNU pour la cohésion nationale et la paix

3/ Appuyer la Mauritanie dans la mise en place des mécanismes de détection précoce

accessibles aux femmes, en commençant par l’intégration des femmes dans les forces de

sécurité de l’État et dans d’autres instances gouvernementales liées à la lutte contre la

radicalisation violente. Ce système devra présenter toutes les garanties et accorder un

soutien aux femmes et aux organisations féminines qui participent dans la lutte contre

l’extrémisme violent à partir de l’identification précoce des comportements extrémistes.

Leadership des filles

La Constitution de la République Islamique de Mauritanie de juillet 1991 reconnait le principe de l’égalité de l’homme et de la femme devant la loi. La Mauritanie a fait de la participation économique des femmes un des piliers essentiels du Cadres stratégique de lutte contre la pauvreté jusqu’en 2015 et a été remplacé de la Stratégie de la Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée,      2016 2030 cadre fédérateur de toute la politique publique qui préconise le renforcement de la promotion de la participation citoyenne des femmes à travers une implication encore plus forte dans la vie publique, communautaire et politique, afin de constituer un puissant levier de lutte contre la pauvreté et l’exclusion.

En outre, la Mauritanie s’est engagée à travers les engagements internationaux, à promouvoir la participation des femmes dans le domaine de la prise de décision qui correspond à l’ODD 5, cible 5.5. Cette cible vise la réalisation des droits des femmes pour une participation pleine et effective à la prise de décision.

Cependant, en dépit des avancées importantes enregistrées en matière de participation politique des femmes en Mauritanie, elles font encore face à des obstacles qui freinent leur représentativité dans les instances politiques parmi lesquels l’analphabétisme surtout en milieu rural, la pauvreté, les stéréotypes, les pesanteurs socio-culturelles et la faiblesse des programmes de renforcement des capacités techniques et financiers ainsi que le manque de modèles politiques féminins

Leurs forces : Il faut reconnaitre aux femmes mauritaniennes leur engagement pour la promotion sociale, l’autonomisation et la participation politique des femmes et elles affichent une réelle volonté de contribuer à la gestion des affaires publiques locales et nationales.

Le compendium des compétences féminine a été lancé en 2020 pour conforter la promotion de la participation des femmes dans la vie politique et publique. Le compendium se définit comme une base de données, un carnet d’adresses des femmes cadres, fournissant des informations utiles, et en temps opportun, adressées aux décideurs pour le recrutement, la nomination ou la représentation des compétences féminines. Cette plateforme qui est une première en Mauritanie se fixe comme objectif principal de renforcer la visibilité, la participation et le leadership des femmes dans la gestion des affaires publiques et privées à tous les niveaux, d’identifier les secteurs dans lesquels les femmes sont sous représentées afin d’inciter à la prise de mesures correctives dans le sens de l’équité et de la justice sociale, et de favoriser la mise en place d’un réseau solidaire dynamique entre les femmes membres. L’idée est de créer une base de données sur les compétences féminines contribuant à l’atteinte des ODD.

Faiblesses : les faiblesses concernent un manque de pouvoir afin de mieux se structurer aussi bien en zone urbaine qu’en zone rurale, l’alphabétisation des femmes reste un problème récurrent. Certains facteurs socio -culturels discriminent les filles et les femmes, ce qui limitent la participation des femmes à différents niveaux dans la société et ne leur permet pas de quitter la pauvreté dans laquelle elles vivent. Le Manque de ressources constitue un véritable dilemme, avec des difficultés d’accès à un prêt bancaire ou autre organe de micro – crédit et n’ayant donc aucune garantie ou un gage. Elles n’ont pas la possibilité d’acquérir un patrimoine foncier en raison de règles coutumières. Cette pauvreté multidimensionnelle est le résultat de lacunes cumulées principalement en matière d’éducation.

D’autres faiblesses sont liées aux capacités insuffisantes dans les domaines du plaidoyer, les limites économiques, un positionnement encore faible dans les forums et les instances de prise de décisions.

Collaboration et transition générationnelle

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