Indicateur 3 : Participation

Participation politique (présence et responsabilités dans les partis politiques, élues nationales et départementales, etc.)

Des élections municipales et législatives ont été organisées en 2006 suite à un dialogue national qui avait permis d’assainir la scène politique et de permettre l’instauration d’un climat de confiance et de sérénité entre les différents acteurs politiques. Grâce à la volonté des pouvoirs publics ayant piloté la phase de transition politique qu’a connu le pays et au plaidoyer de la société civile féminine nationale un quota de 20% a été instauré pour les fonctions électives. Ainsi, le pays a enregistré par la suite 18 femmes députées à l’Assemblée et 9 sénatrices. S’agissant des élues locales, 1120 conseillères municipales.

Pour  la période de 2011 l’Assemblée nationale a gardé les mêmes tendances avec 20 femmes députées

– 2 sur 30, soit 6,6% des secrétaires généraux sont des femmes contre 93,4% des hommes (2011)

Pour la période de 2013 les élections législatives et municipales organisées ont permis aux femmes d’occuper 33 des 114 sièges du parlement soit 22,5%.

Pour la période de 2014, il observé que seulement 31 sur les 147, soit 21% députés sont des femmes contre 79% des hommes

–  9 sur 56, soit 16 % des sénateurs sont des femmes contre 84% des hommes

-1317F sur 3722, soit 35% conseillers municipaux sont des femmes contre 65% des hommes

– 6 femmes sur 218 des maires, soit 2,8% sont des femmes contre 97,3% des hommes

– 7 sur 28 des Ministres, soit 25% sont des femmes (2014) contre 75% des hommes

Pour la période de 2018 les femmes occupent 30 sièges sur 157 au parlement soit 20,6%. 1317 femmes figurent parmi les 3722 conseillers municipaux élus soit un taux de participation de 35,58%.

Dans le cadre de la politique de la déconcentration, des conseils régionaux ont été mis en place dans les treize régions où 101 femmes sont élues dans les 285 sièges des conseils régionaux avec 01 femme présidente du conseil régional à Nouakchott capitale du pays.

La participation des femmes dans l’espace politique a connu une évolution notoire durant les élections organisées en Mauritanie depuis 2006. Des élections municipales et législatives ont été organisées en 2006 suite à un dialogue national qui avait permis d’assainir la scène politique et de permettre l’instauration d’un climat de confiance et de sérénité entre les différents acteurs politiques. Grâce à la volonté des pouvoirs publics ayant piloté la phase de transition politique qu’a connu le pays et grâce au plaidoyer de la société civile pour que le gente féminine nationale avait obtenu un quota de 20% pour les fonctions électives et favorisé les nominations à des postes administratifs ainsi :

 En ce qui concerne les postes administratifs

-7 femmes ministres au Gouvernement,

-3 femmes ambassadeurs,

-1 femme présidente de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH),

-7 femmes sur treize Inspectrices Générales Adjointes

-2 femmes magistrats mais 1 seule en activité.

34,10% des femmes qui exercent à la Fonction Publique sont de la catégorie C contre 63,9% des hommes (2014) ;

-10% des femmes qui exercent à la Fonction publique sont des cadres contre 90% des hommes ;

-5,90% occupent des fonctions de Direction contre 94,1% des hommes ;

Nominations aux postes de décision

Discrimination positive

Le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (2011-2015) où la dimension genre s’est  renforcée au fur et à mesure des différentes actualisations. C’est ainsi que dans le plan d’action du CSLP III, il est accordé une grande importance à la promotion féminine et à l’équité en matière de genre à travers les actions ci dessous :

  • Stratégie nationale de promotion féminine adopté en 1995 et réactualisée en 2005 qui a pour objectif de définir et promouvoir une approche nationale cohérente en matière de promotion féminine;
  • Plan d’action national pour la femme rurale 2009-2012 pour la prise en compte des besoins spécifiques des femmes rurales au niveau du développement économique et social du pays
  • Stratégie nationale d’institutionnalisation du genre (SNIG) qui a pour objectif de veiller sur l’intégration du genre dans tous les secteurs de développement du pays afin de garantir la promotion des femmes et l’équité de genre;
  • Stratégie nationale pour l’abandon des MGF adopté en 2007 et dont l’objectif est de garantir l’abandon de la pratique des MGF.
  • Stratégie nationale de la micro finance et de la micro-entreprise adoptée en 2003. En Mauritanie, la micro finance est un outil privilégié pour la promotion économique des femmes.

Participation aux initiatives de paix

Dans le contexte de la Mauritanie, l’opinion politique considère que le pays est comme un havre de paix par le fait que le pays ne soit pas confronté aux mêmes défis sécuritaires que les quatre autres pays du G5 Sahel. Cependant il existe des comités villageois dans les régions transfrontalières mis en place pour la gestion des conflits communautaires qui prévoient la participations de femmes et des jeunes dans la prise de décision. Mais dans la pratique elles jouent pas véritablement ce rôle en raison de l’hégémonie des traditions et du système dominé par la masculinité qui favorise le maintien des discriminations à l’égard de la femme.

Participation aux instances de promotion de la cohésion sociale

La Mauritanie a une volonté affichée pour poursuivre ses efforts d’autonomisation dans tous les domaines en tant que nécessité, en atteste cette déclaration du chef de l’Etat Mohamed Cheikh Ould Ghazouani  et dans son programme Pro PEP : Programme Prioritaire Elargi du Président «La Mauritanie reste fidèle au principe de l’égalité des sexes en tant que nécessité absolue et continuera d’œuvrer à sa réalisation. »

La Mauritanie a déployé des politiques menant à l’habilitation des femmes dans tous les domaines de la vie nationale et leur permettant d’accéder à des postes de leadership, notamment au sein d’institutions législatives, judiciaires et exécutives, ainsi que dans les partis politiques, les organisations de la société civile, les forces militaires et de sécurité et les entreprises.

En partenariat avec certains PTF les femmes se mobilisent comme le mouvement Femmes Liberté Justice et Egalité ainsi que d’autres réseaux des femmes pour la cohésion sociale la défense des droits des femmes et de leur protection de  l’exclusion, la discrimination, l’inégalité et l’injustice.

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