Indicateur 3 : Participation

Participation politique (présence et responsabilités dans les partis politiques, élues nationales et départementales, etc.)

Niveau de participation politique (femmes, hommes et jeunes) : selon Madame Bouare Bintou Founè Samake, ancienne ministre de la Promotion de la femme « l’indicateur pour la participation politique des femmes, est la loi 2015 – 052 du 18 décembre 2015, instituant les mesures pour promouvoir le genre dans les fonctions nominatives et électives. L’état des lieux permet de noter que la transposition de cette loi dans la loi électorale qui exige aux partis politiques, le respect strict de l’esprit de la loi 2015 – 052 aux élections législatives et communales avaient porté ses fruits lors de la dernières élections législatives où on est passé de 14 à 41 femmes sur 147 députés »

Participation aux instances de décision

Au regard des organes en charge de conduire la transition, les femmes sont sous représentées dans les organes de prise de décisions. Ci-dessous quelques éléments quantitatifs qui étayent cet état de fait :

  • Président de la transition : homme
  • Gouvernement : 5 femmes sur un total de 28 ministres
  • Conseil national de transition : 31 femmes sur un total 121 membres

A la lumière de ces chiffres, nous constatons que la loi 2015 – 052 du 18 décembre 2015, instituant les mesures pour promouvoir le genre dans les fonctions nominatives et électives, n’est pas respectée.

Malheureusement aucun mécanisme étatique n’existe pour sanctionner le non-respect de la loi 2015 – 052 du 18 décembre 2015, instituant les mesures pour promouvoir le genre dans les fonctions nominatives et électives, mais un observatoire indépendant de femmes est en gestation pour veiller au respect de la loi 2015 – 052 du 18 décembre 2015, instituant les mesures pour promouvoir le genre dans les fonctions nominatives et électives dans les mécanismes chargés de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

Participation aux initiatives de paix

Des mécanismes ont été mis en place dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Sous ce rapport également la loi 2015 – 052 n’a pas été respectée :

  • Le Comité de suivi de l’accord (CSA)  compte 09 femmes sur 33 membres
  • La Commission vérité justice et réconciliation (CVJR) enregistre 05 femmes sur 25 membres
  • La Commission Nationale de désarmement démobilisation et réinsertion DDR regroupe en son sein 01 femme sur 32 membres

Participation aux instances de promotion de la  cohésion sociale

Au Mali, nous avons 33 organisations faitières des femmes, qui travaillent chacune en ce qui la concerne pour la promotion de la cohésion sociale.

La coordination des associations et ONG féminine du Mali (CAFO), qui est la structure faitière des femmes est toujours impliquée dans le processus de paix et de cohésion sociale.

A titre d’exemple, la CAFO a participé au processus de négociation d’Alger qui a abouti à l’accord pour la paix et la réconciliation.

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