Indicateur 10: Femmes et Problématiques émergentes

Le changement climatique est un facteur de déstabilisation de la cohésion sociale des communautés. Les conflits liés aux ressources naturelles sont devenus une réalité récurrente pour un grand nombre d’habitants des zones rurales. La tension sociale autour de la terre, de l’eau et de la pression du pâturage, est un phénomène récurrent qui entrave gravement le développement social et économique et menace d’affaiblir davantage la cohésion communautaire et de saper la stabilité. Au niveau national, les griefs fonciers collectifs alimentent également les facteurs des conflits intracommunautaires.

En cas de conflits armés : prendre toutes les mesures de prévention et de protection nécessaires pour lutter contre les différentes formes de violence faite aux femmes lors des conflits armés et dans les situations post-conflictuelles, d’occupation étrangère, de déplacement forcé et autres formes de catastrophes causées par l’homme, comme l’agression sexuelle et la traite des personnes. L’Etat et les acteurs nationaux veilleront également à promouvoir le rôle des femmes dans la résolution des conflits, la consolidation et le maintien de la paix et l’instauration de la sécurité.

La pandémie du COVID-19 ainsi que les mesures de confinement ont provoqué la première contraction économique en Mauritanie depuis 2008. La situation des ménages s’est détériorée après le COVID-19, en particulier à Nouakchott et Nouadhibou. Trois quarts des ménages déclarent avoir subi une diminution du revenu du travail. Cette tendance est plus accrue à Nouakchott et Nouadhibou (82%), principalement parce que ces villes comptent la plus grande part des employés dans le secteur des services qui a été le plus touché par la crise. Ceci a négativement impacté l’accès aux denrées de première nécessité puisque plus de la moitié des ménages estiment que leur approvisionnement s’est dégradé du point de vue qualité et/ou quantité.

En conséquence, la croissance en Mauritanie est passé de 5,9% en 2019 à une contraction de 1,5 % en 2020. La pêche et les secteurs de services ont été les principaux responsables de cette contraction notamment les transports et le commerce qui ont été largement touchés par les mesures de confinement. La crise sanitaire du Covid a plus touché les activités des femmes qui occupent largement le secteur informel et a ainsi creuse davantage le fossé des inégalités

Il faut des priorités de politiques pour réduire les inégalités entre les genres. Mais aussi :

  • Éliminer toute inégalité et discrimination concernant l’accès à l’emploi, au financement et aux revenus (code du travail et loi incriminant la discrimination).
  • Adopter une loi sur la violence à l’égard des femmes en cours avec un fort plaidoyer des femmes face aux islamistes
  • Lutter contre l’analphabétisme et ignorance des femmes :
  • Améliorer la scolarité des jeunes filles et lutter contre le mariage des enfants et les grossesses précoces. En particulier, faire en sorte que les filles restent à l’école jusqu’à la fin de l’enseignement secondaire en améliorant la qualité de l’enseignement et fournissant des incitations pour la scolarité des filles défavorisées
  • Promouvoir la collecte de données, l’accès à la justice et les partenariats.
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