Indicateur 10 : Égalité Femme/Homme

Nominations aux postes de décision

Le déséquilibre entre les femmes et les hommes relevé dans les nominations aux postes de décision est l’expression de ce que les hommes dominent la scène politique même si la participation des femmes dans les instances décision s’est quelque améliorée. On dénombre par exemple, 8 femmes parmi les 41 membres du gouvernement, 14,13% des femmes ambassadeurs, 29% de femmes magistrates, 2% de femmes cheffes de partis politiques, 8, 64% femmes directrices de société nationale etc. Nous aurions pu poursuivre cette approche comparative dans de nombreux domaines, mais les bases de données sont si éparses qu’il est parfois difficile de les collecter et les mettre ensemble pour en sortir des éléments fiables. La situation des femmes en Côte d’Ivoire est marquée par leur sous-représentativité aux postes de responsabilité dans l’administration.

En raison de la discrimination socioculturelle, les femmes sont à peine présentes dans les instances décisionnelles. La promotion de l’égalité dans le monde du travail est importante pour que davantage de femmes acquièrent des compétences en matière de leadership afin de contribuer à la dynamique en cours dans le pays et d’inspirer d’autres femmes à mettre en œuvre leurs idées entrepreneuriales.

Lois et quotas

Le quota minimum de 30% de femmes exigé aux partis ou groupements politiques par la loi n°2019-870 du 14 octobre 2019 favorisant la représentation de la femme dans les Assemblées élues est loin d’avoir été respectée, au vu des listes de candidatures publiées le 31 janvier 2021, par la Commission électorale, lors des élections législatives du 6 mars 2021. La sous-représentation est ressentie au sein des partis, des groupements politiques et des instances de décisions.

Cela est la preuve que l’application effective de cette loi demeure encore un défi qu’il importe de relever pour permettre à la Côte d’Ivoire de progresser dans le respect de ses engagements internationaux et nationaux, relatifs à la promotion et au respect des droits des femmes et des jeunes filles.

Discrimination positive

Pour corriger les inégalités hommes – femmes, et améliorer la représentation des femmes dans les Assemblées élues, le législateur a instauré un système de quota, prenant la forme d’une discrimination positive et imposant 30% de femmes aux partis ou groupements politiques lors des candidatures pour les postes électifs.  La discrimination positive est un principe qui permet d’instaurer des inégalités pour promouvoir l’égalité. Instaurer un quota en faveur des femmes peut être caractérisé par certaines parties de la controverse comme une des seules possibilités pour rétablir une égalité des chances d’accéder, notamment, aux mêmes postes de responsabilités que les hommes.  Pour d’autres parties, les quotas ne peuvent être considérés comme le remède absolu à la sous-représentation des femmes dans la vie publique. Le recours aux quotas devra s’accompagner d’autres mesures, telles qu’une une formation plus soutenue pour encourager davantage de femmes à présenter leur candidature (élargissant ainsi l’éventail des candidates et des compétences à partir desquelles s’effectue le choix).

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